Par mickaelanthoine@hotmail.com
Samedi 12 août sur Terre par l'an de grâce deux mille.
Le ciel se couvre sur Nîmes. Indochine a fini son tour de chant (gonflant) et la bande à Brian se fait attendre. Musique d'intro. Ténèbres. Des silhouettes à peine distinguées backstage. Stefan déboule avec un HomoSapiens barbouillé en rouge sur son torse. Steve semble impatient d'en découdre. Brian rapplique avec la grâce d'un ange.
Le groupe attaque bille en tête. Les chansons avec les nerfs en pelote. La rage est là !!! J'ai le carburant et Placebo produit l'étincelle. Tout explose et une dizaine, douzaine (??) de titres nous sont servis sur un plateau. Ca ne bouge pas des masses dans les gradins mais sur le devant on fait notre possible pour contaminer l'auditoire entier. Pogos sympas, quelques portés, le bouillonnement électrique dans lequel on est plongé est un gage d'éternelle jeunesse. Je crois bien avoir laissé une partie de moi là-bas, avec eux, tous ensemble. Pour Pure Morning reprise en choeur, pour Nancy Boy (à tomber !!!), pour Taste In Men (brulôt terrible), pour Bionic (oh la la ! Je ne vous raconte même pas !), pour 36 Degrees (indescriptible) et Without You I'm Nothing (où j'ai pleuré, peut-être la plus belle mais c'est une opinion très personnelle), une version lente et calme de Teenage Angst, Allergic aussi et puis des titres merveilleux du troisième album à venir. Pour tout ça. Pour la pluie qui n'est pas tombée, pour la traversée de Nîmes avec deux amies à trois heures du mat', pour cette nuit blanche, pour l'électricité passée dans l'air, toi Brian, toi Steve, toi Stefan.
Merci