Placebo

 

Par brian.molko.bitch@caramail.com

Placebo apparaît en 1996 avec son premier album, du même nom que le groupe. On associe tout de suite le groupe a du Glam-Rock étant donne du style quelque peu androgyne, voir transsexuel du chanteur Brian Molko (concert en jupe, vernis rouge, rouge a lèvres...). Au début le groupe n'était pas contre cette appellation, puisqu'il se disait lui même plutôt comme du Glam, Sex Punk. Mais les temps ont bien change en l'espace de 3 sorties d'album.

Revenons en a nos moutons. Placebo, pour un premier album a su créer une véritable petite révolution dans le Rock, et lui a donne un sacre coup de fouet.

Pour s'en rendre compte, le premier morceau "Come Home" donnera le ton. Une guitare qui sera assez souvent saturée, une basse comme pas deux (ou des fois une seconde guitare étant donné que Stephan, le bassiste, joue des deux instruments) et des percussions impeccables, nettes. Mais n'oublions pas le principal : la voix unique de Brian Molko. C'est quelque chose quand on l'aime. Assez aiguë, une voix de pur gay (non je suis pas homophobe). Cette voix si particulière est en symbiose parfaite avec la musique géniallissime et très particulière du groupe.

Puis vient "Teenage Angst", un morceau plus calme que le premier, mais qui en aucun cas pêche dans la fougue du groupe, et reste extrêmement entraînant. C'est une belle balade Rock, purement et simplement Placebo.

Ensuite "Bionic" arrive. On est en plein milieux des deux premiers morceaux : la pêche de "Come Home" et la voix quelque peu zen de "Teenage Angst". Bien que les paroles ne diffèrent quasiment pas et Brian répète "Harder, Faster" et "Nothing can make grade", c'est cependant un pur délice. On voit que Placebo sait remanier ses morceaux pour en refaire un nouveau qui a la fois ressemble, mais est tout nouveau.

"36 Degrees", une belle ballade Rock vous donnera juste envie de vous défouler. Vous aurez l'impression d'être en plein été, il fait beau et vous avez une grosse envie de faire le fou. La batterie sur ce morceau n'y est pas pour rien. On a toujours une guitare saturée et cette voix qui alterne tout au long de cette piste entre l'aigu, le grave, le parler et le chanter. Hummmmmmmmmm...

Puis viens en cinquième position la première chanson qui montre que Placebo sait non seulement donner envie de se défouler, mais sait aussi calmer son publique avec (une fois de plus) des ballades avec "Hang On to Your IQ", mais celle ci est tellement douce, une batterie moins prononcée pour laisser place a l'expression totale des guitares. La voix de Brian montre qu'elle peut être aérienne.

"Nancy Boy" c'est la claque de l'album. Un pur morceau comme on avait pas entendu depuis des annees. On ne s'en lasse pas. Ca va faire 5 ans que je l'écoute au moins tous les 3 jours. Des paroles purement et simplement cul (Fifty pounds, press my button, going down...), une guitare typiquement "Placebo-ïenne", bien saturée mais très mélodique, une batterie assez marquée, quoiqu'un peu plus mollassonne qu'avant. La voix de Brian est là pour parfaire le tout, et le saupoudre d'une originalité et d'une magie incroyable.

Nous avons ensuite droit à "I Know", premier morceau vraiment calme. Un jambé qui accompagne la guitare
doucereusement. On a même droit entre l'effet guitare sèche et guitare électrique (les gratouilleurs comprendront, c'est un bidouillage avec l'ampli). La batterie n'intervient que dans le refrain qui correspond a une petite explosion instrumentale, explosion aussi tristounette qui donne souvent les larmes aux yeux. La voix de Brian nous parait comme complètement désemparée, complètement désespérée. C'est unique. Mais cette chanson reste quand même un peu trop déprimante.

Pour se réconforter des émotions passées, le groupe ayant parfaitement établi la Track-List, on se retrouve avec un morceau semblable a "Come Home", qui lui est intitulé "Bruise Pristine" mais qui parait tout de même
plus sombre. La voix est assez mélancolique, et l'instrumentation dégage quelque chose d'un peu malsain. Vu la fin du refrain ça n'étonne pas : "We were born to lose".

Puis la bande de Molko décide de remettre une couche de dépression avec "Lady of The Flowers". Sur ce morceau pas de basse, deux guitares. Une batterie assez molasson qui a
du mal a enchaîner les combos. La voix nous parait cette fois ci désemparée, mais avec une touche de "joie" qui
donne l'impression a un certain espoir. Les couplets sont chantes par une voix off, peut être un montage audio de la voix de Brian, mais le refrain est chante par la vraie voix, celle qu'on aime (enfin que presque tout le monde aime).

On finit par "Swallow", morceau assez bizarre, qui ressemble a tous les morceaux bonus de Placebo. Une
batterie, un jambé, une basse et une guitare sont présentes pour quelques minutes d'une musique de Placebo différentes des autres. Encore une voix off pour le "chant". Ce morceau est plus Rock-Alternatif qu'autre chose.

Comme bonus, on a le droit a "HK Farewell" si je ne me trompe pas. Morceau uniquement instrumental. Piano, boite a rythme, batterie et guitare suffiront pour vous faire planer pendant 7 minutes de bonheur intense. Cette musique est... hummm... indescriptible. Elle donne envie de pleurer, pleurer de bonheur tellement c'est beau est pur. Si vous ne succombez pas au charme de cette plage, vous n'êtes décidément pas humain.

Voila donc mon analyse de Placebo. Pour un premier album, c'est quelque chose de vraiment unique. Presque parfait. On croirait que le groupe a une expérience que l'on acquiert qu'au bout de nombreuses années. Le succès durable rencontre avec ce "Placebo" démontre bien que le groupe n'est pas éphémère, puisqu'on l'écoute encore 5 ans après. Je conseille donc cet album a tous ceux qui aiment le Rock, en particulier le Punk (plutôt sérieux quand même, et très mélodique), le Glam Rock et l'Alternatif.