Par djmike08@aol.com
Après une première partie décevante (comme bien souvent!) Placebo rentre sur scène vers 20h15. Le Zénith est complet, des lustres rouges décorent la salle, style "salon feutré BCBG". Le public venant découvrir les versions live du merveilleux deuxième album du groupe Without You I'm Nothing, est relativement jeune, mais néanmoins connaisseur.
Brian Molko ouvre sa parade "sensuelle musicale" sur Scared Of Girls, le public est déjà debout. Ensuite suivront des morceaux plus profonds, plus sensibles tels que The Crawl, My Sweet Prince ou encore Without You I'm Nothing. Mais Molko, tout à fait maître de son art, n'oublie pas d'alerter son public entre temps, avec des titres énergiques comme Every You Every Me et You Don't Care About Us. C'est un peu comme des pointes de désir dans ce tunnel musical émouvant, qui nous préviennent d'un orgasme imminent. Des titres des autres albums enfin, histoire de faire plaisir aux "anciens". La potion de Molko prend à merveille; les spectateurs sont séduits; le groupe quitte la scène.
Le rappel s'annonce encore plus puissant lorsque l'intro de Pure Morning se fait entendre, les titres s'enchaînent d'une manière étonannte mais cependant déroutante. Le public est délicieusement tendu, il est maintenant à genoux, Placebo eux, sont bien haut! Vers le divin?
L'orgasme est total pour les 8000 spectateurs du Zénith.
Les trois membres de Placebo ont une classe sensuelle et une sensibilité immense qui font d'eux un groupe à part, un groupe qui s'impose comme l'un des plus grands de la décennie.